17 novembre 2023
Compte rendu. La rando des 50 !
Beau temps sec et un peu de vent pour ce parcours en boucle de 10 km qui emprunte en partie le GRP, chemin de grande randonnée du Pays nantais. Eh oui ! Il semble que ce soit un effectif record, 50 présents sur 63 inscrits. Le car nous dépose au centre-ville, rue des Papillons d’où nous prendrons notre envol. Après les papillons ce sera le chemin des Landes qui nous amène vers la pleine campagne après être passés au-dessus de la route à quatre voies qu’il nous faudra ensuite longer ; c’est malheureusement un moment peu agréable car plutôt bruyant. L’itinéraire du jour dérive aussi du “circuit des châteaux“. Au tout début ce sera ainsi le château de la Bauche Drouet (ou de Rouet) et, en longeant cette route, on passe devant d’un château plutôt délabré, puis à proximité d’autres châteaux comme celui près du Houssin ou celui de la Blanchardière. A plusieurs reprises on longe des serres immenses (de la mache entre autres), d’abord vers le village de la Bessière puis, surtout, à la Lande Chatterie, le tour des installations s’effectue en marchant sur un étonnant sol sableux. Nous n’avons rencontré que peu de sections asphaltées mais il a fallu traverser avec prudence des routes à fort trafic (D 115). La surprise ce fut cette voie très empruntée dont une bonne partie de la chaussée était barrée par une énorme flaque ; pas facile d’y passer à cinquante en évitant les éclaboussures au passage des voitures ! Les pluies récentes avaient laissé plusieurs passages délicats, boueux et même quasi aquatiques (vive les chaussures à tige haute et bien étanches !) ; une manière de retrouver les joies du pataugeage !). Finalement, cette randonnée laissera encore le souvenir d’un bon moment d’immersion campagnarde, un parcours facile et agréable entre bois, plans d’eau et cultures maraîchères.
Les Sorinières
Selon une hypothèse, il s’agirait d’une extension et d’une déformation de la racine “son“ que l’on trouve dans les mots son, sonnette, sonnailles, seriner, serinette, ayant donné finalement “sorinières“ qui évoquent les pèlerins se rendant à Compostelle, et qui passaient jadis par ici, en annonçant leur approche par des bruits de sonnettes. Ce nom pourrait aussi provenir d’une déformation de “souricière“, un lieu pour embuscade. Situé à l'embranchement des deux seuls grands chemins vers Bordeaux et Les Sables d'Olonne, c'était en effet le lieu idéal pour une embuscade. Mais l'explication la plus plausible est d'origine terrienne : une famille au patronyme de Sorin serait à l'origine du nom du village ancien. C'est cette explication que retiennent les historiens locaux.
Pendant la révolution le territoire de la commune est le siège de violents combats. La paroisse des Sorinières est créée en 1835 et la commune en 1865 à partir du démembrement du Bignon, de Pont-Saint-Martin et de Vertou. La ville doit sans doute sa création et son développement à sa position stratégique au bord de ces anciennes voies reliant les villes importantes de l’époque. Cette position a pu génèrer l’installation progressive d’un habitat durable et, au fil des siècles, le hameau est devenu village, puis bourg, et enfin la ville que l’on connaît aujourd’hui.
Des “folies nantaises“ du Sud Loire
Ces châteaux, ces manoirs ont fait les beaux jours de la bourgeoisie entre le 18è et le 19è s. et sont témoins de la grande et surtout des petites histoires du Sud Loire. Ils se situent au détour d’un bois ou près d’un étang, mais aussi dans les villages, et font partie du patrimoine historique des Sorinières.
Béatrice - Henri –- Gilles
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